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Palombe et Tradition - n°70 - PRINTEMPS 2021
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SOMMAIRE

4     L’écho des Cabanes…
6     Des sédentaires pressées
10   Dossier 
       10 - L’évolution des palombières de type landais
       16 - Du grand balancier à la boîte d’envol
       19 - La naissance des appelants
       22 - Les filets, des origines à nos jours
24    Hivernage - Le sud-ouest peint en bleu
31    Palomb’en BD
32    Poster
36    Dordogne - Le projet de l’éolien refait surface
39    Le courrier des lecteurs
42    Mémoires de Paloumayre -
           Bernard BOUIC a dû longtemps patienter
44    Autour d’elles... - La coupe des pins
48    Anecdote - Mousson et débardage
52    Chiens - La cynophilie : Que peut en penser le chasseur ?
54    « La tête dans le ciel... » - Un matin de vent de nord
58    Les recettes du paloumayre


EDITO

Unissons-nous

Il est maintenant venu le temps de nous rassembler. La chasse est de plus en plus souvent attaquée et montrée du doigt. Parce qu’elle est parfois incohérente et désunie d’un côté mais également méconnue et mal comprise par les non-initiés de l’autre.
« Comment pouvez-vous tuer cet animal si vous l’aimez tant ? » me demandent souvent ceux qui ne partagent pas notre passion. J’avoue que j’ai toujours beaucoup de mal à répondre à cette question. Parce que... 
  A dix ans, mon grand-père m’a appris à avoir le courage de saigner une poule, pourtant elle ne m’avait rien fait. Combien de nos détracteurs mangent du poulet, élevé parfois dans des conditions abominables et tué à la chaîne pour finir cellophané. Ils l’aiment pourtant le poulet, alors pourquoi prendre sa vie par procuration ? Cela n’est pas moins cruel, cela se passe simplement hors de leur vue. Il en est de même pour tous les autres animaux, bœuf, cochon, mouton, canard, veau, agneau, poisson, homard, crevette… Tous sont morts quand ils arrivent dans notre assiette. L’huître, (même si elle n’a qu’un QI de 17), est même dégustée vivante. Certains par conviction ne mangent donc plus de protéines animales. Que se passera-t-il le jour où un chercheur découvrira qu’un poireau ou une carotte sont sensibles à une certaine forme de douleur quand on les arrache ou quand on les massacre au couteau ? Arrêtera-t-on de les cuisiner ?
  J’aime la palombe et ses chasses traditionnelles, parce que j’aime cet oiseau si beau et si majestueux, si rusé et si insaisissable. J’aime l’ambiance de la cabane et de la forêt à la pointe du jour, caresser mes appelants, leur parler doucement avant de les monter en haut des arbres. J’aime cette légère odeur de fumée qui remplit la cabane au petit matin, l’odeur de jambon braisé qui la remplace. J’aime ces repas interminables, où on se remémore année après année les exploits ou les anecdotes passés. J’aime cette poussée d’adrénaline générale et ce silence instantané lorsqu’un vol est annoncé, où on n’entend plus dans la cabane que le va-et-vient des ficelles actionnant les appelants et le crépitement du feu. J’aime détourner ce vol de sa destination initiale pour le poser sur mon bois. J’aime aussi le regarder passer et me demander pourquoi mes leurres n’ont pas fonctionné. Alors bien sûr, si les conditions ne sont pas réunies pour attraper des palombes au filet, j’ai le courage d’en tuer au fusil, parce que j’aime en manger ou en offrir. Je la ramasse encore chaude au pied de l’arbre sur lequel elle était posée, lui rabats ses ailes et arrange ses plumes en la caressant avant de la déposer dans le garde-manger. Par ce rituel anodin, je la respecte et quelque part lui demande pardon de lui avoir ôté la vie.
Les « anti-chasse » et extrêmistes du bien-être animal commettent des actions de plus en plus violentes. L’une des dernières en date : un chasseur a retrouvé sur son véhicule un autocollant détournant celui de la Fédération nationale, « chasseur et fier de l’être », avec l’image d’un chasseur tirant dans la tête d’un autre chasseur.
Arrivera bientôt le jour où on voudra nous empêcher d’utiliser des appelants vivants. Où commence et où s’arrête la maltraitance animale ? Alors n’attendons pas d’être au pied du mur,  réfléchissons plutôt  à des solutions et des propositions qui nous permettront de ne pas nous retrouver dans une impasse. 
Le temps est venu de tourner la page sur les incohérences de la dernière saison et d’oublier nos divergences. Unissons-nous plutôt pour défendre notre famille de paloumayres qui tôt ou tard sera attaquée.
La saison du début des travaux est là, vous allez tous retourner à vos palombières, si ce n’est déjà fait. Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Je veux croire que la saison de préparation et surtout la saison sera complète et sans entrave. Pas exempte de Covid, ce sera sûrement encore un peu prématuré, mais remplie du plaisir de se retrouver et de partager de bons moments autour de cette passion qui nous tient tant à coeur.

​Joël Barberin, Directeur de la publication

 
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