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Palombe et Tradition - n°67 - ETE 2020
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SOMMAIRE

4    L’écho des Cabanes…
10    Dossier Confinement - 
    10 - La frustration et l’inquiétude
    14 - Journal d’un palou confiné
    20 - Et chez les copains ?
    22 - Maintenant, pensons à l’essentiel
25    Palomb’en BD
26    Mémoire de paloumayres - Le paradis des Arroques
28    Reproduction - La surprenante fidélité des sédentaires à leurs lieux de nidification
32    Rencontre - Le pigeon italien, vecteur d’échange et de passion
34    C’était comment en 1900 - Qui cherche, trouve (3)
38    Le coin es filetaïres - Créer votre volière de sol
40    Expérience et souvenirs - La passion intacte de Gilbert
42    Anecdote - Abattage et camouflage !
44    Chiens - La croissance du chien: période de tous les enjeux
46    « Latête dans le ciel... » - L’attente avant la joie...
51    Autour d’elles... - Le vendredi est sacré
54    Italie - L’influence des moines bénédictins
58    Les recettes du paloumayre

EDITO

Et maintenant...?

Rien ne sera jamais plus comme avant... Cette phrase souvent lancée dans les médias comme une certitude, un renouveau, un espoir et surtout une prise de conscience générale sonne dans ma tête comme une fausse note dans une magnifique symphonie utopiste de période de crise. 
À l’heure ou j’écris cet édito, cela fait à peine quelques jours que le top départ du déconfinement a claqué, que déjà presque tout est redevenu comme avant. À Paris, les berges du canal Saint Martin ont été prises d’assaut dès le 11 mai par des centaines d’âmes inconscientes ne respectant pas la moindre règle sanitaire. Dans les magasins, les pharmacies, les boulangeries, plus de la moitié des clients ne portent pas de masque, parce qu’ils n’ont pas peur de ce virus, parce qu’il ne frappera pas à leurs portes. Mais pensent-ils aux autres ? Et s’ils étaient porteurs sains sans le savoir? Le masque n’est pas là que pour les protéger, mais aussi pour protéger les autres... 

Qui peut imaginer que l’Homme peut changer, lancé dans cette course au profit, qui prêche le toujours plus, le toujours mieux et le moins cher. Là, nous appliquons bien trop souvent la règle du bandeau (masque!) sur les yeux, elle permet de cacher la provenance, l’impact écologique ou l’exploitation humaine. «Mais c’est pas grave... c’est pas chez nous...» loin des yeux, loin du coeur.
Après les tempêtes Lothar, Martin en 1999 et Klaus en 2009, l’homme devait totalement changer sa manière de gérer ses forêts, notamment sa forêt landaise. Il fallait entre autres diversifier les essences afin de renforcer la résistance au vent. Qu’en est-il 10 ou 20 ans plus tard, des pins, des pins et encore des pins, plantés en rang d’oignons facilitant ainsi l’emprise aux éléments climatiques et aux ravageurs.
Pensez-vous vraiment que rien ne sera plus jamais comme avant?

Cette fois, la tempête COVID-19 a touché la planète entière, causant malades, morts, peur, tristesse, vilains gestes quelquefois vis à vis des soignants. Mais aussi, des prises de conscience, des élans de solidarité, des entraides, une reconnaissance pour nos soignants, une autre façon de vivre ensemble et de partager avec nos voisins. Les hommes sont différents mais ne retenons que le meilleur...
Et la palombe dans tout ça, me direz-vous?
La palombe, elle, se porte très bien, elle doit trouver le monde bien calme. Elle a profité de cette trêve, sans humain, sans machine fumante et pétaradante, pour nicher en toute tranquillité. 
Les sédentaires, nombreuses sur l’ensemble de la France et plus particulièrement dans le Sud-Ouest sont restées très fidèles à leur lieu de nidification, chacun a pu observer leur ballet incessant pour nourrir les «pious» de l’année. 
Seules les grosses dondons parisiennes ou autres citadines des grandes agglomérations ont sûrement dû changer de «restaurant», les parcs et jardins étant vidés de leurs mangeurs sur le pouce.

Les paloumayres ont comme tout un chacun subi ce confinement, ne pouvant pour la plupart aller travailler à la cabane. Certains ont mis à profit tout ce temps libre à l’élaboration de nouvelles mécaniques, à la remise en état d’anciennes, à bichonner leur escadrille d’appelants, à dorloter les nouveaux nés de la volière; d’autres auront simplement eu des nuits agitées en «cauchemardisant», effectuant en «virturèves» tous les travaux qu’ils ne pourraient pas faire par manque de temps. 
Mais une question reste en suspens. Pourrons-nous assouvir notre passion au mois d’octobre? Bien fort est le «médium» qui pourrait y répondre. Nous l’espérons tous, mais ça dépend de chacun de nous, faisons au mieux pour nous protéger et protéger les autres. Cette épidémie est de la responsabilité de tout le monde, appliquons les règles de bon sens et nous aurons peut-être la chance d’aller à la cabane en octobre et de reprendre une vie sociale paisible en évitant un deuxième confinement. Il ne nous restera plus qu’à lever les yeux vers le ciel, pour les guetter et en profiter. Car elles, elles passeront, c’est sûr. Ne les laissons pas se moquer de nous en survolant toutes nos cabanes vides... 

Pour le moment, l’essentiel est de profiter de ce moment de «liberté» pour aller à la palombière et parer au plus pressé, les gros travaux attendront l’année prochaine.
La palombe n’est pas en voie d’extinction, le mal bleu que nous pourrions appeler désormais le «Palombavirus» n’est pas prêt d’être guéri et c’est tant mieux. Le seul vaccin est dans la cabane et nous préconisons une cure de 45 jours...

Joël Barberin, Directeur de la publication

 
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