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Palombe et Tradition - N°15 - ETE 2007
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SOMMAIRE

4 L’ÉCHO DES CABANES
10 PORTRAIT - Rencontre avec Jérôme Auplat
11 LES OISEAUX DE NOS FORÊTS - la sitelle Torchepot
12 SÉCURITÉ - Les stages en palombière
14 PALOMBE ET RUGBY Thierry Cléda, l’homme de Picardie.
16 PASSION - Il a troqué son fusil contre la gouge…
20 TIR AU VOL - La liberté revendiquée !
22 Mon grand-père nous racontait …
24 Quelques éléments de réflexion sur la mortalité naturelle ou non des palombes en France…
26 COMPTE RENDU DU CONGRÈS 2007, la réponse sur le tir au vol des palombes…
28 SOCIÉTÉ - Une fidélité à toute épreuve
34 DOSSIER TECHNIQUE - L’aménagement du poste de guet
40 DOSSIER - Accusé levez-vous
48 INTERVIEW - Une pression dangereuse
52 La tête dans le ciel…
54 ITALIE - C’est la fin du printemps …



EDITO :
La convivialité tant mise en avant dans les palombières est-elle une légende ?


On parle souvent de la légendaire convivialité en palombière ! Mais jamais on ne parle des conflits. Pourtant ils existent bien, et plus souvent que l’on ne croit. Si je ne fais que le tour des palombières de mon entourage, je n’en trouve aucune où il n’y ait jamais eu de désaccords ou de rancœur. En fait, la palombière est une mini société et nous y retrouvons tous les ingrédients de la vie en communauté: jalousie, discorde, amitié… et même quelquefois l’amour. Je connais une chasse où le couple s’est formé à la palombière, cette année-là cela roucoulait de partout, malheureusement au passage suivant, la belle s’en est allée en suivant un « rouquet » de passage.

Mais la chasse à la palombe est aussi source de dispute, le paloumayre qui, en théorie, est le chef de la cabane supporte mal les initiatives de ses collègues, alors beaucoup préfèrent chasser seul, non parce qu’ils sont irascibles, au contraire, ils accueillent volontiers des invités dans leurs cabanes, mais peut-être sont-ils soumis à la maison, on n’en sait rien… C’est ce qui se dit dans les cabanes. C’est ainsi que l’on assiste à l’essaimage des palombières. Deux collègues d’une même chasse décident d’en créer une nouvelle.

Les conflits éclatent généralement dès qu’il passe des palombes, jusque-là tout le monde est détendu, complice et plein d’espoir, mais dès que les premières palombes arrivent, les « cagades » sont toujours la faute de l’autre et cela crée une tension permanente qui s’envenime au moindre incident, puis un jour c’est la rupture. Il y a une palombière près de la mienne où chaque saison, l’un ou l’autre des chasseurs quitte la palombière furieux disant que jamais plus il ne reviendra chasser avec ces c…, mais le lendemain, il est là à la première heure comme si de rien n’était. Cependant, peu de conflits dégénèrent, et les anciens coéquipiers, après avoir laissé passer la colère finissent par se réconcilier, les liens qui les avaient unis pendant quelques années passées à chasser ensemble se renouent. Et puis c’est si « jouissif » de faire croire à l’ancien coéquipier que depuis qu’il n’est plus là, grâce à telle ou telle modification, on prend des oiseaux, histoire de le « charrier » un peu pour lui donner des regrets. Parfois la rancune est tenace, j’ai connu une palombière où l’un des équipier a monté sa nouvelle cabane deux ou trois arbres plus loin, ils pouvaient se voir d’un « gueyt » à l’autre. C’était au premier qui tire et bien sûr aucun des deux ne faisait de miracles. Un jour l’un d’eux a réussi une belle prise, une dizaine de magnifiques palombes, en fait on avait dû amener l’ex-équipier intraitable à l’hôpital pour quelques jours…

Aucun observateur non-initié ne peut imaginer ce qu’est la dure vie d’un paloumayre dans nos cabanes au mois d’octobre !

Philippe Ducos, rédacteur en chef


 
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